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Aurélie Foglia,
Histoire littéraire du XIXème siècle,
Armand Colin, 2014.

Résumer sans caricatures l’histoire de la littérature du XIXe siècle, dégager des lignes de force, historiques et théoriques, tels sont les objectifs de cet ouvrage de synthèse qui embrasse un siècle riche et protéiforme.
Si l’auteur nous en offre une vision synthétique, c’est pour mieux suivre l’évolution des formes, et l’interaction entre Histoire et littérature.
Ce volume n’a pas de vocation polémique, même s’il pointe, à l’occasion, des querelles et des débats cruciaux : il se veut bien davantage l’exposition des évolutions qui marquent en littérature l’émergence de la modernité. Une initiation donc indispensable aux problématiques principales de la littérature au XIXe siècle.


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Sylvain Ledda, Aurélie Loiseleur,
Aloysius Bertrand, Poétique d’un crieur de nuit,
collection CNED - PUF, 2010.

« Un nouveau genre de prose. » C'est en ces termes qu'Aloysius Bertrand définit le projet de son œuvre, Gaspard de la Nuit. Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot. Salué ensuite par les plus grands, Baudelaire et Mallarmé, le recueil est un météore de l'histoire littéraire. La recherche formelle portée à son plus haut degré de perfection confère au livre une puissante unité esthétique. Qu'il s'inspire des ballades ou des bambochades picturales, de Rembrandt, de Callot ou d'Hoffmann, Bertrand écrit un recueil original, alluvionné par les principes de la nouvelle école, le romantisme. Ses élucubrations, visions et fantaisies, aboutissent à une nouvelle veine pittoresque en poésie : couleur, mobilité, étrangeté.
Poétique d'un crieur de nuit ? Ce titre évoque à la fois la voix singulière du poète et sa dilection pour le nocturne, présent dès le titre. Bertrand invite son lecteur à entrer dans son réalisme fantastique, théâtre d'ombres d'où surgissent, par éclats, des métaphores qui procèdent à l'alchimie du réel grâce à l'artisanat minutieux d'un orfèvre du mot Bertrand explore ainsi les énigmes de la poésie grâce à un cortège hétéroclite où le merveilleux côtoie le trivial.
Tel est cet « ailleurs poétique » que les spécialistes réunis dans cet ouvrage s'attachent à décrire et à déchiffrer, en prenant en compte le contexte de création de l'œuvre, ses liens avec la peinture et la poétique du poème en prose.


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Aurélie Loiseleur,
L’harmonie selon Lamartine, utopie d’un lieu commun,
Honoré Champion, 2005.

Avec la publication des Méditations, en 1820, la poésie lamartinienne marque la renaissance du lyrisme. Or, ce qui produit cette révolution silencieuse dans la poétique des Lumières, tout en conservant le canon classique, c'est un autre rapport au monde et aux mots qui se joue dans la notion d'harmonie. En effet, elle se présente comme une nébuleuse sémantique capable d'unifier des domaines que la modernité a séparés : poésie, musique, politique, religion. L'esthétique du poème met en miroir dans le cours de l'histoire le rêve humanitaire et la vision du monde, qu'elle soit élégiaque ou eschatologique. L'harmonie au XIXe siècle, à travers le destin de Lamartine, poète et homme d'État, qui l'incarne et la dit, offre un lieu commun. Utopie ? Peut-être n'a-t-il pas eu lieu hors du poème, qui, suivant une nouvelle esthétique de la réceptivité, parle à chacun dans la langue du cœur et vise la mystique par la musique des mots.


ÉDITIONS CRITIQUES :

CRITICAL EDITION:


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Mme de Staël, Delphine,
Folio classique,
Gallimard, 2017.

Delphine d’Albémar, une jeune veuve riche et cultivée, qui dispose de ses idées, de son cœur et de ses biens – une femme libre –, vit un amour impossible, empêché par la distance et l’interdit, au lendemain de la Révolution. En entretissant des vies et des voix haletantes, et en puisant dans son expérience personnelle, Mme de Staël analyse ce qu’a de cruel et d’injuste la condition féminine. À sa parution en 1802, le roman fait sensation, et l’auteure est condamnée à l’exil. Car Delphine met en scène l’écart entre les avancées de la Révolution et le conservatisme de la société, dans un pays meurtri qui a besoin de compassion. Romancière dans un monde où les femmes sont réduites au silence, Mme de Staël est révolutionnaire. Ce temps n’est pas si reculé, et les problèmes qu’elle soulève n’ont rien d’inactuels.


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Alphonse de Lamartine,
Raphaël, pages de la vingtième année,
Folio classique,
Gallimard, 2011.

Sur les bords d’un lac – ce lac devenu lieu commun de la poésie romantique – soupire un amant qui attend son amante, trop mourante pour le rejoindre. Plus de trente ans après avoir vécu ce grand drame «suspendu entre la mort et l’amour», après avoir écrit les Méditations poétiques qui le rendirent célèbre, Lamartine revient sur l’événement fondateur : sa rencontre avec Julie Charles. Par le biais du roman autobiographique, «à moitié vrai, à moitié faux», il reprend avec dévotion cette histoire vraie, déjà devenue légende.


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Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques.
Nouvelles Méditations poétiques
,
Le Livre de Poche, 2006.

En 1849, à près de soixante ans, alors que sa figure déjà s’efface et que son récent échec à la Présidence de la République vient d’écorner sa gloire, Lamartine, dans une préface aux Méditations poétiques, confie sans gloriole inutile : « Je suis le premier qui ai fait descendre la poésie du Parnasse, et qui ai donné à ce qu’on nommait la muse, au lieu d’une lyre à sept cordes de convention, les fibres mêmes du cœur de l’homme, touchées et émues par les innombrables frissons de l’âme et de la nature. »
Et il est vrai que lorsque cette mince plaquette de vingt-quatre pièces paraît en 1820, une révolution s’accomplit avec elle. Loin de l’ancienne fabrique, dans cette forme neuve qu’est la méditation, la poésie tout à coup devient émotion. En elle s’expriment des sentiments et des passions qui font rêver, des vérités qui agrandissent l’âme, et dans la simplicité d’un monde épuré  mer et montagne, lac et vallon – une expérience personnelle s’affirme, où peut se retrouver la communauté des lecteurs : « D’un jour à l’autre, écrit Sainte-Beuve, on avait changé de climat et de lumière, on avait changé d’Olympe : c’était une révélation. »
Édition d’Aurélie Loiseleur